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 Article publié le 11 février 2018.

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Hécatombe dans le milieu artistique : deux monuments sont partis en deux jours : Jean D’Ormesson, célèbre et prolifique écrivain – entre autres activités éclectiques- et, aujourd’hui, notre Johnny Halliday qui a pris la route du paradis sur sa Harley, à travers les nuages. La France est en deuil, car ces deux personnages incontournables, flamboyants faisaient parti de notre patrimoine artistique à grande échelle, à leur image, inconditionnels de leurs arts respectifs qui ont modifié le paysage audiovisuel et littéraire français depuis des lustres, indéboulonnables, qu’on les aime ou pas, c’est un fait, une constatation. Quand même, « Diego » chanté par Johnny au meilleur de sa forme… J’en frissonne, et les arpèges littéraires de Jean d’O en ont maté plus d’un dont moi en forçant le respect, en plus d’avoir écrit une prose prolifique, et son entrée à l’Académie française n’est une surprise que pour ceux qui ne l’ont jamais lu ni écouté parler avec son talent d’orateur, son esprit affuté, son air affable, charmeur... Nous sommes le six décembre deux-mille dix-sept, Johnny nous a quitté à 3h cette nuit, et D’Ormesson est mort hier, et je souhaitais inscrire ce deuil dans cette partie de ma rubrique pour le situer dans le temps, et rappeler à l’avenir que si les artistes sont mortels, leur œuvre nous animera toujours, à jamais, apanage des grands de ce monde. Peut-être qu’ils sont là-haut, à se marrer, Johnny accompagnant le lyrisme naturel de Jean devant Saint-Pierre : ils ont mérité leur éternité, marqué le quotidien de leur vivant, et marqué ces deux jours de leur départ brutal, deux jours fatals et irréversibles pour le monde entier.

Voilà. Je ne peux en faire plus par respect pour tous les morts de ma famille et mon entourage, outre les innocents qui meurent de la guerre et ses dégâts collatéraux partout dans le monde, tout comme les effets de la famine, des conflits armés, des guerres intestines, des dictatures sur de pauvres civils qui n’ont rien demandé à personne, enfants fragiles compris ainsi que tous les sans-abris qui meurent de froid et de faim alors que ce monde s’en fout, car nos deux illustres personnages sont égaux face à la mort, ou presque : si parfois la mort est synonyme d’oubli, elle ne l’est pas dans l’esprit de ceux qu’ils affligent, et ce par millions. La célébrité a ceci de paradoxal qu’elle immortalise les personnes disparues, avec leur œuvre pour carte de visite posthume… Comme le chantait Polnareff, « Je suis un homme(…) », Ecce Homo, une fois de plus, marque la postérité durable des morts célèbres, alors qu’elle anonyme tout autre personne – quand de plus telle célébrité a plus de succès après sa mort, succès posthume, garantie pour la postérité. Oubli pour les uns, vénération pour les autres – mais éternité pour tous dans le cœur de ceux qui les aimaient, qu’ils soient célèbres ou pas, qu’importe : l’amour est bien trop subjectif pour être quantifiable, la mort bien trop triviale pour être appréhendée…

On rend des hommages télévisés à Johnny depuis sa mort. Pour moi, il incarnait le rêve, celui d’une carrière et d’une vie bien remplie, des soirées chez Eddie Barclay à Saint-Tropez, de son concert au Stade de France, d’une grandeur démesurée, d’une flamboyance même si, je le rappelle, je n’étais pas un grand fan. Quand à D’Ormesson, son œuvre parle d’elle-même.

J’aimerais devenir l’objet d’une telle admiration, même si ce n’est que vanité : tout d’abord être un tant soit peu lu et critiqué, me faire une place dans le milieu littéraire, être reconnu, distraire de ma prose de nombreux lecteurs, m’entretenir avec eux bref animer ma carrière d’écrivain, en faire un exemple d’acharnement à travers mes œuvres, dont la qualité de mes écrits sublime le quotidien de milliers de lecteurs : il y a un pas à franchir, une barrière à écarter pour ce faire, et il faut pour cela être dur à la tâche, se renouveler sans cesse, avoir du talent – je ne peux l’affirmer- et ainsi vivre de l’écriture, même si je ne gagne pas de folles sommes, mais devenir indépendant grâce à l’art, pour l’art et, enfin, vivre mon rêve au lieu de rêver ma vie, passer de l’expectative à la satisfaction de mes efforts orientés vers le succès, entrer en littérature comme en religion, avec ferveur et enthousiasme.

En attendant, j’écris, communique avec mon éditeur pour la sortie de mon prochain roman, après une longue relecture-correction impitoyable et éprouvante, et dans l’attente de cet évènement je songe doucement à cette sortie qui me réserve une surprise, bonne ou mauvaise, voire mitigée, car le plus important est le retour du public, enthousiaste ou pas, qui révèlera le cas échéant la faiblesse du roman s’il en est…

 

 

Assez de conjectures, les dés sont lancés, j’ai écrit beaucoup d’autres choses entre temps, mais je reste concentré sur la proche sortie de mon roman, en dormance, productif mais piano piano, soucieux de la qualité et non de la quantité de prose réalisée, car c’est ainsi que l’on peut progresser et faire valoir son mérite, sans fard ni poudre aux yeux, avec honnêteté et amour de la littérature…

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