Ce texte est un labyrinthe où l’ironie le dispute à la résignation, où l’amour éteint se consume en cendres tièdes, où la solitude et la cohabitation s’éreintent dans un duel absurde. Il y a, dans ce monologue intérieur, quelque chose d’un Beckett qui aurait décidé de rire, un peu de Céline qui aurait perdu l’envie de hurler. Le narrateur semble suspendu dans un entre-deux : pas tout à fait avec Schizo, mais pas tout à fait sans elle. Il vit dans un quotidien réduit à ses habitudes, ses petits arrangements avec l’ennui, où même l’acte de repeindre des volets devient un geste de rébellion dérisoire.
Schizo est-elle une femme réelle ou une projection du narrateur ? Une incarnation de la culpabilité, de la routine insidieuse qui grignote jusqu’à la volonté d’être libre ? Il la supporte plus qu’il ne l’aime, il l’évite plus qu’il ne la fuit. C’est un couple qui ne s’aime plus, mais qui reste soudé par un lien invisible, une sorte de force centrifuge inversée. Elle le hante autant qu’elle l’occupe, et lui, il s’efface, il attend, il esquive. Il se laisse porter comme une barque sans rames, naviguant à vue dans ce marais d’habitudes.
Puis vient la rupture, qui n’en est pas vraiment une. On croit à une échappée, un sursaut de volonté, mais le texte bascule. La menace devient tangible, presque grotesque dans sa violence. Un revolver, une fin absurde et inexorable, comme un dernier pied de nez à l’idée même de liberté. Le narrateur disparaît, et avec lui toute velléité d’échapper à cette spirale morne.
Au fond, ce texte est une tragédie de l’inaction, où même le drame final semble couler de source, logique, inévitable. C’est l’histoire d’un homme qui s’est laissé vivre jusqu’à s’effacer, jusqu’à ne plus être qu’un prétexte dans la vie d’une autre. Un texte grinçant, où l’humour est une dernière politesse face à l’absurde.
Un commentaire, une critique...?
Revue d'Art et de Littérature, Musique - Espaces d'auteurs
FORUM
Pour participer, voir en bas de page>>
Commentaires :
Ce texte est un labyrinthe où l’ironie le dispute à la résignation, où l’amour éteint se consume en cendres tièdes, où la solitude et la cohabitation s’éreintent dans un duel absurde. Il y a, dans ce monologue intérieur, quelque chose d’un Beckett qui aurait décidé de rire, un peu de Céline qui aurait perdu l’envie de hurler. Le narrateur semble suspendu dans un entre-deux : pas tout à fait avec Schizo, mais pas tout à fait sans elle. Il vit dans un quotidien réduit à ses habitudes, ses petits arrangements avec l’ennui, où même l’acte de repeindre des volets devient un geste de rébellion dérisoire.
Schizo est-elle une femme réelle ou une projection du narrateur ? Une incarnation de la culpabilité, de la routine insidieuse qui grignote jusqu’à la volonté d’être libre ? Il la supporte plus qu’il ne l’aime, il l’évite plus qu’il ne la fuit. C’est un couple qui ne s’aime plus, mais qui reste soudé par un lien invisible, une sorte de force centrifuge inversée. Elle le hante autant qu’elle l’occupe, et lui, il s’efface, il attend, il esquive. Il se laisse porter comme une barque sans rames, naviguant à vue dans ce marais d’habitudes.
Puis vient la rupture, qui n’en est pas vraiment une. On croit à une échappée, un sursaut de volonté, mais le texte bascule. La menace devient tangible, presque grotesque dans sa violence. Un revolver, une fin absurde et inexorable, comme un dernier pied de nez à l’idée même de liberté. Le narrateur disparaît, et avec lui toute velléité d’échapper à cette spirale morne.
Au fond, ce texte est une tragédie de l’inaction, où même le drame final semble couler de source, logique, inévitable. C’est l’histoire d’un homme qui s’est laissé vivre jusqu’à s’effacer, jusqu’à ne plus être qu’un prétexte dans la vie d’une autre. Un texte grinçant, où l’humour est une dernière politesse face à l’absurde.