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Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces espaces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d’une revue qui serait pleinement assumée.

Notamment, la fréquence hebdomadaire est entretenue par Daniel Aranjo, Gilbert Bourson, Patrick Cintas, Daniel de Cullá, Jean-Michel Guyot, Pascal Leray, Stéphane Pucheu, Henri Valero, Robert Vitton, le groupe Personæ — et prochainement Gilles Teboul.

Vous pouvez communiquer avec ces auteurs en utilisant notre formulaire de [CONTACT]

Que publions-nous ?
Des livres traditionnels « en papier » destinés à la librairie et, pour les auteurs qui le souhaitent, leurs versions numériques au format Kindle d’Amazon et au format epub chez Fnac et Kobo. SANS DRM.


Qui publions-nous ?
Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses — nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.

Chaque lundi, la RALM attire l’attention sur un auteur, un évènement ou une expérience éditoriale.

Notamment, la fréquence hebdomadaire est entretenue par Daniel Aranjo, Gilbert Bourson, Patrick Cintas, Daniel de Cullá, Jean-Michel Guyot, Pascal Leray, Stéphane Pucheu, Gilles Teboul, Robert Vitton — et le groupe Personæ.

Patrick Cintas anime la RAL,M depuis avril 2004.

Chantier en cours :
Le voyage en France

L’horreur, ce sont ces livres d’un autre temps, écrits dans toutes les langues lisibles, sauf la mienne.

Le sujet ? Mais vous ! Vous et moi. Moi et le reste du monde. Le reste du monde et ce qui reste encore pour que ça ait l’air d’un tout. La manière ? Comme ça, sur le fil, d’un mot à l’autre, d’un jour à l’autre qui n’est pas forcément le suivant, à travers des nuits dont je ne peux encore rien dire, sur le fil du désir, ai-je suffisamment dit qu’il s’agit de désir ? Le souffle ? Aléatoire, vous le savez bien. Entre deux rideaux.

Les uns se groupent pour s’entrecaresser à coups de recensions alambiquées. D’autres, comme Renaud Alixte, Patrick Cintas, Romain Gambois, LUCE et Pierre Vlélo, n’ont pas d’autre intention que de s’aider à créer. Ce n’est pas un spectacle destiné à entretenir une fausse reconnaissance, mais une activité secrète dont personne ne saura jamais rien. Et chemin faisant, la poésie conserve ce qui fera toujours la différence : l’honnêteté et la sincérité. Et, pourquoi ne pas le dire, des talents uniques en France, bien loin des gémissements et léchouilles des coureurs de dots et des courtisanes.

Chantier en cours :
Projet BABELIN

L’anarchie, stade suprême du sérialisme (qui, en retour, en est la concrétisation). Parce que les éléments de la série sont uniques, c’est-à-dire autonomes (quoique interdépendants). Ainsi, la série se conçoit comme une grappe plus ou moins dense (de 1 à n éléments), autonome et correllée avec d’autres séries. L’événement non répété est sériel ; une famille d’événements différenciés et associés par leurs quelconques caractéristiques, jamais répétés eux-mêmes et cette série ne se répétant jamais telle. (Dictionnaire critique et raisonné du signifiant série et de la poétique sérielle)

Chantiers en cours :
1. Catalogue du sériographe
2. Dictionnaire critique et raisonné du signifiant série et de la poétique sérielle

L’impuissance de toute littérature, le dégoût qu’elle inspire, et dans le même temps la nécessité d’écrire et de travailler, voilà l’arc bandé par Georges Bataille et quelques autres.

Entre tous, Bataille aura permis de décocher quelques flèches vénéneuses qui ont volé loin.

Elles n’ont pas encore touché leur cible. Elles vibrent dans la solitude des œuvres.

Mais les œuvres, qui s’en soucie ?

Après une longue carrière de metteur en scène et auteur au théâtre, Gilbert Bourson a entrepris de publier son œuvre poétique et narrative avec la complicité du Chasseur abstrait. L’ampleur de cette geste peut être mesurée ici.

Chantier en cours :
Portraits et propos à vue de perdrix

Chroniqueur infatigable, poète bois-sans-soif et artiste plastique moderne sans concession, Daniel de Cullá est un des plus anciens de la RALM. Satiriste, humoriste, fabuliste... ses tentacules explorent l’espace du web pour laisser la trace d’un Espagnol digne des meilleurs baladins. La Aventura de Bien o Mal Escribidor : « Así, a bote pronto, hacer un repaso de mi vida y milagros como escritor es un poco arduo, pues mi escribanía, papelera o mueble para escribir es rica en historias verídicas, con sus alegrías y tristezas, como el propio desarrollo de la Vida misma, y la miseria de su espectáculo. »

Pour Stéphane Pucheu, du XVIIe siècle classique au XXe nouveau, il n’y a qu’un pas. Et il le franchit dans le genre nouvelle. Il en a publié plusieurs volumes chez Le chasseur abstrait et quelques autres dans les pages de la RALM. Littérature qu’il qualifie d’« abstraite » élaborée, dit-il encore, sur « un ensemble de lectures classiques et modernes, académiques et originales. » Il s’en explique d’ailleurs dans ses essais publiés ici-même.

Nouvelle version en ligne de Discours sur la tombe de mon supérieur hiérarchique

Gilles Teboul se définit lui-même comme un scribe, ou bien…comme un ouvrier de bureau travaillant dans un open space. Il n’a pas trouvé d’autre terme pour définir ses fonctions. Encore plus que les structures, ce sont les hommes et les femmes rencontrés, ou simplement côtoyés, dans ces entreprises, qui l’ont inspiré. Au sein de ce (petit) univers bureaucratique, où s’épanouit la (toute) petite bourgeoisie française, comment fonctionne un être humain lorsqu’il dispose d’une parcelle de pouvoir ? Lorsqu’on lui a assigné une fonction de manager ? Quel usage en fait-il ? Quelles sont ses limites ?

Romans, novelas et nouvelles en cours de publication chez Le chasseur abstrait (un volume par mois)

Mon sentiment est aujourd’hui le même qu’hier : il faut remonter la lecture de Meschonnic à sa (ses) source(s). Que ne s’est-il, plus avant, consacré à la lexicographie, par exemple ! En entreprenant le projet d’un Dictionnaire critique et raisonné du signifiant série et de la poétique sérielle, je ne peux manquer d’avoir une pensée pour l’auteur de la critique du rythme qui, finalement, ne disait pas de choses méchantes sur le rythme. Si sa théorie du rythme m’a offert de solides bases pour penser la série dans l’ordre du langage, il m’est paradoxalement difficile aujourd’hui de m’appuyer sur lui. Dans le Dictionnaire, il est omniprésent, bien au-delà des articles qui relèvent directement de la poétique.

Je tisse, je m’escrime dans ce vingt-et-unième siècle comme je l’ai fait dans le vingtième et comme je le ferai dans le trentième. La succession des jours, des ans, des époques nous offre des traces, des indices, des signes, des trouvailles, des énigmes, des clefs, des outils, et par conséquent des langages. L’évidence même, j’ai à ma disposition toutes les modernités révélées. J’ai à ma disposition les onomatopées caverneuses, les plaintes et les cris gutturaux, les grommellements et les gueulements caserniers, les accents des tours babéliques des banlieues, les verbiages salonnards, les babillages commerciaux et industriels, les incantations des fées féodales de la Finance, les anônnements bâtés, entravés de la main-d’œuvre, les ricanements édentés de la Misère…

À propos de la « guerre ». Dans les limites imposées par l’état d’urgence et le respect des victimes de quelque bord qu’elles soient.

Henri Valéro est un aventurier qui s’est tardivement assagi en fondant enfin une petite famille. En auto, parfois bateau ou avion-stop, il a découvert bien des horizons avant de naviguer quinze ans sur ses trois voiliers. Il a vécu de mille et un métiers puis de sa peinture (huiles aquarelles et acryliques), assez souvent aussi de la plongée sous-marine. Aujourd’hui, c’est le démon de l’écriture qui le démange mais il est bien loin encore d’en toucher d’autres bénéfices qu’une intense satisfaction personnelle. Romans, policiers, courtes nouvelles, contes pour enfants et pamphlets à l’encre vitriolée remplissent désormais sa besace.

Organisateur du colloque sur les Fantaisistes (USTV, 2001) et du colloque Saint-John Perse. MC HDR de litt. comparée à l’USTV depuis 1999 ; enseigne la littérature comparée, en Faculté des Lettres et aussi de Droit (enseignement option « Droit et Littérature »). Auteur d’ouvrages sur Salah Stétié, poète arabe, sur Saint-John Perse et la Musique (illustré par R. Petit-Lorraine), sur Miguel Torga, l’Ecole Fantaisiste, Paul-Jean Toulet, etc., et de 300 articles ou communications. Prix de la Critique 2003 de l’Académie Française. Collaborateur du Théâtre du Nord-Ouest (Paris 9°) qui a créé trois de ses textes (le dernier, « Les Choéphores » en avril 2006).

Chantier en cours :
Sapphô, fragments d’éternité

Qu’avons-nous à faire d’une poésie qui ne soit pas un défrichement des obsessions et des grands gestes transcendants dont s’épouvantent les adhérents du Produit National Brut, qui ne soit pas, dans un corps battant de toutes ses insatisfactions, une expérience des commencements ? Guy Benoit.

FIRE&FORGET/POÉSIE-TRACTS : http://blockhaus.editions.free.fr/

Nací un día de septiembre en una ciudad "adusta y oxidada".

Mi niñez transcurre en una ciudad africana,

Parte de mi infancia en una latinoamericana.

Mi adolescencia en un pueblo gris, lánguido.

Poète et journaliste résidant à Luján, Buenos Aires. Il a publié : Echarle pájaros al Mundo, ediciones Panorama, BsAs, 1994 ; Breviario de Cartografía Mágica, Edit El Taller del Poeta, Galicia, 2002 ; Bagdad y otros poemas, Edit. El taller del Poeta, Galicia, 2003. Poemas Quietos, Edit. Mizares, Barcelona, 2002, (collectif). Il publie régulièrement sur Internet, dans des revues et des journaux. Il a obtenu des prix et sa poésie est lue à la radio. Il est´l’éditeur du portail internet www.lujanargentina.com site de la ville de Lújan et de l’hebdommadaire Noticias de Luján.

Santiago Montobbio est né en 1966, et les premiers poèmes de Hospital de Inocentes datent de 1985. La jeunesse du poète a de quoi nous surprendre, tellement sa culture, la maturité tranquille de sa vision et la robuste limpidité de sa langue témoignent d’un tempérament d’homme et d’écrivain très affirmé.

D’emblée, la parenté de la poésie de Montobbio et de celle de certains de ses grands prédécesseurs espagnols, Alberti et Machado en particulier, nous frappe. A partir d’images simples, empruntées au quotidien et à la nature, il évoque le “sentiment tragique de la vie” qu’Unamuno plaçait au fond de l’âme espagnole, ou ce “passage éphémère” que Cecil Day Lewis citait comme “le thème poétique par excellence”. Les fantômes du vent, les “eaux orphelines” “un amour, une ombre, un oubli” sont les symboles favoris de cette poésie du passage, comme les vies qui “passent comme rien”, sans bruit, avec simplicité, dans le silence.

Jean-Luc Breton

Né le 1er avril 1971, François Olègue est poète, essayiste et traducteur multilingue.

Il habite au Brésil et écrit autant en français qu’en portugais.

Sa personnalité cosmopolite se révèle dans ses tentatives de réconcilier les traditions littéraires de l’Amérique latine avec celles du monde francophone.

Il est l’auteur des Sonnets de Polyphème à paraître chez Le chasseur abstrait.

Rolando Revagliatti nació en 1945 en Buenos Aires (la Argentina), ciudad en la que reside. Su quehacer en narrativa y en poesía ha sido traducido y difundido a los idiomas francés, vascuence, italiano, asturiano, alemán, catalán, inglés, esperanto, portugués, maltés, rumano, búlgaro y neerlandés. Uno de sus poemarios, "Ardua", ha sido editado bilingüe castellano-neerlandés, en quinta edición y con traducción del poeta belga Fa Claes, en Apeldoorn, Holanda, 2006, a través del sello Stanza. Ha sido incluído en más de cincuenta antologías y libros colectivos, la mayoría de ellos de poesía, en la Argentina, Brasil, México-Chile, Panamá, Estados Unidos de América, Venezuela, España, Alemania-Perú, Austria, Italia y la India. Obtuvo premios y menciones en certámenes de poesía de su país y del extranjero. Fue el editor de las colecciones "Olivari", "Musas de Olivari" y "Huasi". Coordinó varios Ciclos de Poesía, así como la Revista Oral de Literatura "Recitador Argentino" y otros eventos públicos, solo o con otros escritores. Coordina talleres de escritura. Ha sido colaborador en más de seiscientos periódicos, revistas y colecciones de plaquetas, cuadernos, murales, etc., de la mayoría de los países de América y Europa, así como ha dado recitales en innumerables propuestas públicas. Su narrativa, piezas teatrales y poesía se socializa en revistas y boletines electrónicos, bibliotecas virtuales, sitios, blogs, etc.

La peinture nous force au silence pour nous rendre capable d’entendre sa rumeur. La poésie propose sa rumeur pour nous rendre sensibles aux couleurs du silence. Michel Butor

Lettres vagabondes... comme une imagination capricieuse et paresseuse, comme les zigzags du désir qui s’envole et retombe, imprévisibles comme ces rencontres que l’on fait au hasard des chemins de traverse de la littérature. Lettres d’ici et d’ailleurs. Lettres libres comme l’air d’un vagabond solitaire en quête de sens.

Je suis née le 5 Juillet 1976. Je n’ai pas choisi de vivre, mais personne n’a choisi de vivre…

Le temps de la fin du monde commence.
Et ce commencement de la fin…
ne fait que commencer.

Contre l’hystérie chronologique du capital, emprunter un temps qui bifurque, dans la nuit des temps, dans la nuit canine : soit ce qui vient après la fin de l’Histoire.

Je suis né en 1973 là-bas dans le grand nord de l’héxagone. Commence à écrire à l’âge de 13 ans (Science-Fiction). Depuis 20 ans, j’écris tous les jours des nouvelles, des romans, des poèmes, des scenarii, des paroles de chanson. Un seul boulot publié : Le corps de la patiente, en 1996. Et un texte "Le gouffre" devait être publié dans la revue NRV. Actuellement salarié d’une association, journaliste et surtout chroniqueur pour les fanzines Interlope, Frost et Symposium et le magazine Furia (Interview, entre autre de Maurice G. Dantec, le groupe High Tone, etc.) Co-organisateur du festival Symposium à Conflence à Paris de 1994 à 1995, du Furia Sound Festival de 1998 à 2000. J’ai également été prof remplaçant d’Histoire en ZEP, surveillant, animateur pour enfants, concepteur de spectacles de marionnettes... Etc. Enfin, pour résumer ma position HardCore dans le monde : punk de 1987 à 1992. Raver de 1992 à 1996. Mais aussi proche de Pilot le Hot (Slam), le Hip Hop le plus dur et brûlant, la littérature sans concession, l’art contenporaim, les quartiers très mal fréquentée, les bagarres nocturnes, les bitures entre gens de cités, d’usine, d’Assedic et autres câfards gesticulant très fort par ici et partout ailleurs. Les expos d’Art contemporaim, les disquaires indépendants, les jardins sur les balcons... Les artistes qui sont mes "maîtres" : Baudelaire, Lautréamont, Auster, Calaferte, Bret Aeston Ellis, Ossang, Aphex Twin, Daniel Darc, Dr Octagon, Ben...

Le péristyle c’est d’abord cette colonnade à demi ombragée, ouverte sur le rectangle clair et serein d’un patio verdoyant et du ciel. Dans la douceur d’un climat qui ménage le corps et la faculté de penser, des pas sans hâte, enfants de la méditation, rythment une parole qui s’accorde au lieu, au moment et aux interlocuteurs et ne lâche pourtant pas un fil de clarté et de raisons qui s’enchaînent. Il s’agit de penser en marchant avec autrui, de marcher en pensant avec un alter ego, ne liant son pas et son discours qu’à un ordre commun qui est la loi de l’échange sensé et mesuré, maîtrisé. Certes la vue est quelque peu idéale, mais...

Poète et critique littéraire.

Née à Paris en 1928, y vit de façon permanente depuis 1945. A longtemps travaillé dans l’édition scientifique.

Il y a pourtant une soif qui s’éloigne

dans l’inconnu des terres sans puits

une lueur très longtemps sur l’horizon

(Ne pensant à rien)

Celui véritable qui ne triche pas. Mais celui-ci échappe toujours, éternellement à l’attention. Lequel vous baise, vous perd. Quoi que vous tentiez. Car vous ne gagnerez pas, c’est prévu, autant vous laisser transporter sans plus de résistance, assis dans ce grand cinéma. À croire pouvoir diriger les choses. Si l’on tient encore à faire des images, depuis le temps qu’elles ne portent plus... en tous les cas... c’est décidé, que le rythme accroisse sa cadence. Comme pour un blues virant sa transe et roulant à s’en tordre l’ivre gosier des chanteurs transportés à l’unisson. Le silence énorme du ciel rose. Les répliques fusant un soir où l’on se sent puer de tout son passé... même Jusqu’à cet air de rancune qui ne vous rafraîchit plus malgré tout l’air du soir.

Je m’appelle Orphée, je suis l’homme le plus puissant du monde, car ma créativité ne connais aucune limite, je suis poète. Ma poésie se lit, s’entend, se regarde, elle est fixe et mobile, elle est le reflet de mes abîmes, elle est ma mort, elle n’est que vie. Mes premiers cris se sont fait entendre dans un recueil de poésie intitulé « Douce Souffrance » publié chez Les Nouvelles Editions Debresses (1999), l’avortement de soi est une expérience troublante.

Née en 1949, j’appartiens à la génération du baby-boom. Issue d’une famille qui allie l’aristocratie à la paysannerie, laquelle évolue vers la bourgeoisie, j’hérite d’une culture où la liberté de penser se heurte aux dogmes d’une religion, dont les interdits rythment les gestes quotidiens. Au centre se noie mon désir.

Literatura. Filosofía. Cine...

Né dans la province de Corrientes (Argentine) en 1950. Important écrivain argentin, il a publié de nombreux livres de poésie : Senderos en el Bosque, Los Nuevos Asilos, Memorial de Corrientes, La Memoria de Láquesis, etc) et d’essais sur la pensée philosophique contemporaine comme Nietzsche sonámbulo del día. Ses livres sont publiés en Espagne, au Mexique, Venezuela, Paraguay. Il est aussi critique de cinéma et compositeur.

Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.

Le théâtre de ma souffrance d’humain est d’abord un théâtre, c’est-à-dire un spectacle. Et comme tel, j’exige de lui qu’il aille au-delà du supplice.

Les amoureux sont d’éternels traducteurs. Ils viennent après pour être avant, ils promettent avant pour trahir après. Ils promettent des images aux mots et des mots aux femmes qu’ils n’aiment plus. Je les accuse, mais je n’ose pas les conseiller. Pétales de roses, princes charmants, déclarations à l’aube et au crépuscule en face d’abréviations et l’emploi des anglicismes.
Mais en même temps, les traducteurs sont toujours mes chevaliers ; ils ont toujours ma confiance en poésie et en prose, comme d’ailleurs en art et en musique. Peut-être suis-je trop naïve en meublant mon coeur d’étagères pleines de poèmes que personne n’osera jamais traduire ?

Poète, journaliste, auteur, compositeur, chanteur, typographe, graphiste, photographe, scénographe, conseil en stratégie de communication et marketing, homme de pub, coach…

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2004/2017 Revue d'art et de littérature, musique

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Dépôt légal: ISSN 2274-0457