Retour à la RALM RALM no 102 - Catalogue du sériographe de Pascal Leray [Ecrire à Pascal Leray]
Chantier n°12 - L'adieu à la série
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 Article publié le 19 septembre 2017.

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Années 2000-2001


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Publications de la revue Bleue – Intégrale Webern en 6 CD - Finitions du carrelage - Haine de la série - Onirographie - Oswald- Séries de Joe et d’Aglaé - Chapitre 6


BIBLIOGRAPHIE

« Registre gore » (poème) - Bleue, n° 3, 2000
« L’orient du sérialisme » (critique) - Bleue, n° 4, 2001
« Littérature sérielle » (critique) - Po&sie, n° 101, 2002
* Portrait de la série en jeune mot (essai) - Le Chasseur abstrait éditeur, coll. « Djinns », 2008

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DICTIONNAIRE CRITIQUE

Bouilloire *** Critique littéraire *** Journal *** Loi commune *** Marécage *** Pas d’oeuvre *** Quotidien *** Roman de la réalité *** Série *** Série (aveu de -) *** Vent (le)


LE BOGUE DE L’AN 2000

On pourrait commencer le chantier de l’adieu (à la série) par une chanson. Ce serait un trompe-l’oeil, bien sûr. Mais c’est la seule chose sur laquelle on puisse concrètement s’appuyer.

Je vous entends. Il est impossible de se souvenir de tout (cela) à la fois. Mais quand même ! Il faut en revenir au "bug de l’an 2000" (ou "bogue" de l’an 2000).

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Ce train n’était pas censé exister, comprenez-bien. Il a passé, c’est vrai. Mais réellement, ce soir-là (on est en novembre 1999, peut-être, à quelques dizaines d’heures du fameux "bogue") c’est une étendue désertique qui dominait la perception qu’on pouvait avoir de l’espace ambiant.

Entretemps, tout avait disparu. Ce devait être un effet mal perçu de ce fameux "bug" ou "bogue" que j’avais voulu escamoter, moi-même. Ou bien il était effectivement temps de faire mes adieux. Mais à quoi ? La série ricanait.

Des propos que j’ai tenus en ce temps, certains peuvent légitimement inquiéter le lecteur tant l’adieu, désarroi et souvenir, s’est mué en haine à des moments. Mais vraiment, la série ricanait de mes vindictes, de mes pièges et de mes pauvres maléfices. Basta !


LE REVE DE L’EDEN DOUBLE

« Le sang. :
Repli dans le jardin. »

Rester, rester
Quelque part et partir soudain
Soudain, soudain
Ne reste rien ---------------
Rien à garder, rien de rien
Dans ta face de piaf
Que pas un oiseau ne te suive !
Ton chant est un chambranle.

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ORGUEIL que ne restes-tu là
avec nous qui t’avons
convié fruit de nos
fruits explosifs pur produit
de notre semence enfant
de nos semaines rentier
de notre vieille éducation
science de la vie

PARESSE que ne pars-tu pas
découvrir ----- un autre style de vie
découvrir ----- le voile sous le sommeil troublant
va te voir ----- dans le miroir
et le miroir est ta paresse
tu y colles la joue
y restes la journée

La VANITÉ fait la buée
et la buée s’écarte passe
la vanité ensanglantée la vanité était théière
et tu faisais bien vanité quand je faisais le jeûne
mais je regarde la fenêtre
Je pleure des larmes de vapeur.

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LE JARDIN D’ÉDEN, boulingrin expérimental. Savoir choisir : les arbres, fruitiers et-ou légumineux ; les fleurs, de caractère carnivore, possèdent le langage articulé à deux voix, comme tout-un-chacun .

Les expériences dans le boulingrin : l’humanité, l’abandon de dieux (dans le virage de ton souffle). Paix entre les participants. Guerre des protagonistes. Bouleversements sans serpent, sans pomme d’Adam. Vassili Kandinsky. Mais des figures incrustées dans le mur disent l’église (nous sommes en visite) (nous voyageons en Tyrannie) (voyons voir) où nous trouvons refuge momentanément. La pluie ----- même si elle tue ----- n’est pas un adversaire ni un ennemi, nous ne dialoguons pas ---- et or ?

Il n’y avait pas d’église dans le jardin d’Eden ------ et d’où viennent ces fresques ?

Ces fresques viennent des vasques.

Les vasques que qui te connaît creusa dans le sol ----- pour les en déloger ----- te les offrir : mais les vasques extraites du sol laissaient sous elles de gros cratères ----- où tu tombas.

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Scène de l’offrande des vasques au crapaud.

Le crapaud signe et pérennise les transformations.
Le paysage noircit ---- suivant une pente régulière
au jardin d’Eden où rien ne se repose
piafs tête criblée de fléchettes
fléchettes empoisonnées que l’on tirait des arbres.

mais qui
tenait cette branche qui t’écrasait
des vasques
sur la tête ?

on te l’offrit pourtant
on ne t’offrit pas de repos pas de repos
pas de repas ---- l’arc
de tes yeux sourcilla
quand on t’offrit un fil
le temps ----- que tu tins entre tes doigts
suprêmement longs alors le temps
formait crevasse sous toi ---- que tu y
tombes ---- clamait-il.
On l’entendait du dedans de la vasque.

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La vasque du temps
où je bois m’en allant
par malheur elle ne fut
pas étanche et je fus
trempé de temps en un temps
qui n’était pas tendre déjà
avec moi j’avais souffert
toutes les larmes de mon corps
et les pleurées allèrent dans la vasque
pour s’y enfermer pleurez
dans la vasque du temps
où je bois
en m’en allant

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L’IMAGE DE LA FISSURE est la fissure. La fissure s’élargit. Je regarde un mur. Un sol de terre. Un visage. Toute fissure se réfléchit dans le ciel. Une fissure dans le ciel : c’est la vision. Je cligne des yeux (ils se fissurent). Je saigne des deux yeux (je pleure). Les pleurs entraînent ma vision : le ciel s’octroie une ouverture ---- une forme de plaie se dessine dans le ciel, mais une plaie aux plis irrigués de sang éclatant, d’un sang aux 7 couleurs de l’arc-en-ciel, d’un sang-série, le sang de la série.

L’IMAGE dans le ciel
disparaissait avec
les vues que le ciel dispensait
au sol de sa mémoire
et cette mémoire effrayée
disait le ciel vivait
y dessinait des gens
ensanglantés et enseignant

l’enseignement est lent pourtant
cette lenteur qui te contient
a dessiné le ciel pour toi
et dans le ciel une fissure


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2004/2018 Revue d'art et de littérature, musique

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