Retour à la RALM RALM no 102 - Catalogue du sériographe de Pascal Leray [Ecrire à Pascal Leray]
Chantier n°21 - Autobiographie
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 Article publié le 24 septembre 2017.

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Années 2015-2017



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  • Rétrospection d’une série sourde Télécharger

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  • Se dissoudre dans l’air du temps Télécharger

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INDEX

Dictionnaire critique et raisonné du signifiant série - Chronologie autobiographique du signifiant « série » : Mémoire de la série - Impasse du sérialisme et impasse sérielle - Premières esquisses d’un Nouveau dictionnaire de rimes - Hypertexte : le catalogue du sériographe


WEBOGRAPHIE

Dictionnaire critique et raisonné du signifiant "série" et de la poétique sérielle
Mémoire de la série
Séries spectrales et autres accidents
L’impasse du sérialisme, 1 - au piano contrefait, audio
L’expérience sérielle, moyen métrage


BIBLIOGRAPHIE

« Spectral novela » (poème) - Perestroika, n° 1989, 2016
« Notre série » (poème) – Teste, n°16, 2016
* Pierre Boulez (essai) – Le chasseur abstrait éditeur, coll. « Corto », 2016

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DICTIONNAIRE CRITIQUE

Absence (de la série) *** Boulez (Pierre -) *** Continu *** Dialogue *** Dodécaphonie *** Néantisme *** Porte (la) *** Prolifération *** Promenade *** Séries (écrire par -) *** Technique *** Telenovela


RETROSPECTION

L’entreprise s’est invitée de façon insidieuse. Peut-être sa programmation remonte-t-elle à mes premiers balbutiements, au fait. Il y a eu des réautobiographies, c’est sûr. Mais c’est l’enclenchement de chronologies thématiques qui a exercé sa pression de plus en plus manifeste, au cours de ces dernières années : Aux sources du sens (des réalités) en 2011, puis Mémoire de la série en 2015.

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La chose insidieuse, c’est le Dictionnaire critique et raisonné du signifiant "série" et de la poétique sérielle. Une idée saugrenue, il est vrai mais qui ne s’annonçait aucunement comme un projet rétrospectif, en soi. Ce qu’il était pourtant. Le catalogue du sériographe n’est donc que la continuation d’un programme que j’accomplis aveuglément. C’est moins une entreprise qu’un abandon, peut-être.

L’entreprise rétrospective a sa face visible - qui lit ces lignes a sous les yeux le témoignage de cette activité - et une face destinée à demeurer dans la pénombre pour un temps indéterminé. On sait juste, aujourd’hui, que l’accomplissement autobiographique de cette opération a pour titre un graffiti autrefois inscrit sur un mur du préau du lycée Jean Renoir à Bondy : Mieux vaut mourir que pas du tout.

Je pourrais m’inquiéter de cette inclinaison insurmontable de mon écriture qui semble prendre la forme d’une conclusion, voire d’une stèle funéraire. Pourtant, je ne suis pas inquiet. Les projets qui couvent sous cette fantasque rétrospection ne sont pas peu nombreux, à commencer par une réflexion assez peu avancée à ce jour mais dont l’engagement me semble lui aussi irrévocable. Encore un dictionnaire. Encore un dictionnaire dédié à la série. Mais en réalité, il s’agit d’actualiser un outil autrefois fort prisé des poètes, aujourd’hui plutôt caduc : le dictionnaire de rimes.

La sériographie a établi avec une certitude inébranlable la nécessité de repenser la rime à partir d’un mot, d’un seul, un pivot essentiel à qui veut penser la rime dans toute sa complexité diffuse et résonnante : le signifiant "série".

Est-ce là l’ultime dissolution de cette non-autobiographie qu’implique réellement l’actuelle entreprise rétrospective qui m’occupe ? Je ne saurais le dire. Mais le principe m’en est aujourd’hui acquis. La langue française connaît deux grandes catégories de mots. Il faut envisager d’une part la masse des mots qui riment pleinement ou plus discrètement avec le mot "série" et, d’autre part, le réservoir des mots qui ne riment aucunement avec ce signifiant sans être.

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SCOPITONES

Il est étonnant de voir comme toute frontière est susceptible de se désagréger. L’époque est absurde, ce qui ne nous déroute nullement. Que le téléphone soit devenu un moyen de production documentaire de masse, cela relève du commun. Que l’image fixe gagne en mobilité, c’est désormais un standard dont le format gif n’est qu’une illustration anecdotique. Le film photographique est une réalité documentaire en soi aujourd’hui.

Pour concevoir cette bizarrerie, nous faisons appel au sémioticien russe Youri Lotman qui distinguait le "système de modélisation primaire" qu’est la langue et les "systèmes de modélisation secondaires" que sont, notamment, les systèmes de l’expression artistique. Il faut peut-être envisager le document numérique comme un système de modélisation non pas "tierciaire" ou "ternaire" mais "tiers", au sens où Jean-Claude Coquet parle de tiers-actant (mais nous ne pousserons pas l’analogie plus loin que cette inflexion sémantique).

Ce qui implique qu’il y a des systèmes de modélisation du quatrième type. La vie est pleine de surprises, vraiment.

En attendant, j’ai ouvert un dossier consacré à ces fameux "films photographiques" qui sont souvent accidentels car bien souvent, on se trompe : au lieu de prendre une photographie, on saisit un film. Il ne dure que quelques secondes, il est généralement assez mal fichu. Il est préférable de le commettre volontairement, peut-être. Mais graduellement, nous en venons à prendre conscience de l’existence d’une catégorie de films qui, bien qu’ils soient mobiles dans le principe, relèvent quasi exclusivement de la photographie.

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Ces séquences peuvent trouver un point d’origine dans le "rush" de la tradition cinématographique. Mais on ne l’a jamais su. On n’aurait même pu en avoir conscience autrefois, dans la mesure où l’on évoluait dans un monde où les deux médias - film et photographie - ne seraient jamais amenés à se confondre.

Les scopitones que j’ai produits ces dernières années s’appuient beaucoup sur le film photographique, ce qui peut leur donner une allure quelque peu statique. Mais ils emploient des techniques mixtes, au final. Le film photographique ne devrait pas se confondre avec un cinéma prospectif qui aurait creusé la statique de l’image dans la profondeur. Ce que le téléphone multimédia nous enseigne, d’un point de vue documentaire toujours, c’est une gestion des bris et des débris.

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GALERIE

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2004/2018 Revue d'art et de littérature, musique

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