Site de Patrick Cintas - Personnages
des jours à l'Héméron
patrick cintas
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Zone de N3*
travaux d'approche**
Questions d'instances
du texte
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work in progress
* roman en cours après N1 et N2. Voir [>>CATALOGUE]
** « Travaux d'approche » - titre emprunté à Michel Butor...

 

Zone 1
Zone 2
Quelques scories des anciennes
version de ce site
198...-2017
du Festin au Désir
Les Jours
Télévision
L'Héméron...
Étapes d'un periplum
Depuis 20 ans, d'un CD-rom* (html, 1996) au premier site perso (php/mysql, 2002), et de celui-ci à d'autres versions des Jours jusqu'à la mise en place de la Télévision, l'Héméron, toujours accompagné d'Actor (on ne sait jamais!), s'en est tenu à quelques principes conçus ou reçus comme évidences, tournant le dos aux âneries de la conviction et aux errements du scepticisme, les deux mamelles de l'imbécillité contemporaine, malgré le siècle. Sur le plan éthique, on s'en est tenu à éviter les salauds et les pédants pour leur donner tort de ne pas être philosophes. 20 autres ans avaient précédé ce chemin éditorial, toujours inspiré par la programmation et ses bases de données. Le terrain technique n'a donc suivi que les lentes évolutions des procès et des réseaux. Par contre, le texte a connu des convulsions et même des métamorphoses qui, de loin en loin, ont dilaté, contracté, tordu, étiré la matière initiale (rhéologie) et les sources de l'inspiration ont subi l'impact nécessaire des inventions et autres aventures de la pratique scripturaire.
* Premiers signes d'insoumission début des ans 70 avec basic, assembleur, etc. Premier écran (e-book : basic + base) dans les ans 80. Mais tout ceci n'est pas une histoire. L'intérêt est ailleurs, vraiment à l'extérieur et en surface, comme il sied à l'œuvre d'art. Déjà, à ce moment-là, les questions d'accès à la mémoire, séquentielles et aléatoires, étaient balayées par la perspective d'un connexionisme ouvert à l'aventure. L'auteur moderne est enfin son propre éditeur, reléguant ainsi l'éditeur traditionnel à sa fonction commerciale et politique (il n'a jamais été rien d'autre). Voilà bien des signes de récritoire à l'horizon, une fois les nombrils refermés, cela va de soi... cher Musidor !

 

Avant de dire

Qu'on ne me prenne surtout pas au sérieux !

J'appartiens à cette multitude d'« écrivains » sans doute pas toute nouvelle, mais que le Web révèle dans toute son insatiable ampleur. Rien à voir, donc, avec l'élite choisie par les institutions et leurs « amicales ».

Pour ajouter un peu à cet état de vacillation entre le pur orgueil et le divertissement indispensable, j'anime une revue en ligne, la RAL,M, où je prends soin de ne pas me faire passer pour un « découvreur » ou un « passeur » — ce que je ne suis évidemment pas. Éditeur, oui.

Chemin faisant (bien qu'il n'y ait pas de chemin), je construis moi aussi mon petit palais, un « palais pas laid » comme dit la Présidente.

Certes, mes graphes recouvrent du texte, et pas qu'un peu ! C'est que je ne me permettrais pas de m'avancer sur la scène avec aussi peu de bagages que la plupart des candidats à la reconnaissance nationale voire plus. Et comme je n'ai aucune ambition panthéonique, je donne beaucoup à lire ; d'ailleurs, je donne tout. À tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, conservent ce qui demeure encore de l'héritage al-andalus. Et aux autres, notamment aux héritiers des trouvères qui ont perdu la clé et ne sont pas sur le point de la retrouver... à mon avis.

Éléments pour un hypertexte évolutif

Le travail de l' « auteur » pourrait plus raisonnablement être remplacé par une bibliothèque choisie, ou mieux encore un adab, mais bon... l'auteur écrit. Il faut dire que l'Internet, c'est quand même plus confortable que la rue où Quevedo descendait pour distribuer ses manuscrits. Qu'on ne voie donc dans ma démarche qu'un acte individuel n'ayant aucun rapport avec ladite « édition » qui obsède mes contemporains autant que la Quiniela sans doute. Quand on n'a pas de perspectives commerciales et qu'on s'attache d'abord à travailler, l'Internet est tout de même mieux équipé et conçu que les approximations éditoriales du marché du livre, lesquelles nuisent décidément à la littérature et à la poésie d'aujourd'hui tant de la part des éditeurs que de celle des auteurs, sans parler de l'assistanat qui déroule les tapis aux moins doués.

L'Héméron n'est pas un journal mais, après le travail des jours et quelquefois des nuits, l'œuvre rêvée et pensée réduite à sa plus simple expression, comme on dit d'un corps, autrement dit à ce que je voudrais qu'elle soit finalement. Conformément aux découvertes de Proust s'inspirant de l'art militaire en conversation avec Gilberte, tout ceci a été prémédité mais n'a pas tenu la route tracée comme un voyage alors que c'était une aventure. Livre encore possible, que je considère aujourd'hui comme une corde à linge à laquelle je suspends ma lessive. Celle-ci, par pure vanité d'auteur, est bel et bien constituée d'écrits plus ou moins conformes aux théories des genres. Cependant, ce graphe n'est en rien un système; c'est une histoire, tout simplement, avec ce que cela suppose de lieux, d'interzones, de personnages, de récits, d'intrigues et même d'écriture. Travail évolutif... revenez quelquefois !

Le travail hypertextuel
Le travail hypertextuel commence par une schématisation. Elle porte à la fois sur les conditions du texte et sur sa structure. Ces prolégomènes me sont tombés dessus d'emblée. Par goût?... Par paresse...? Sous influence?... Parce que je suis ainsi fait?... Ou parce que je fais ce que je peux pour m'empêcher de vouloir autre chose? Peu importe les raisons. Ce n'est d'ailleurs pas en raisons que le livre et ses textes s'annoncent puis occupent toute la place. Pas plus qu'une folie sous-jacente n'explique la raison. Mais se font face, si nous nous sommes bien suspendus dans l'espace et non pas au temps, des sources d'inspiration et ce que la pratique y rencontre de faussé plus ou moins par le fait même qu'il y a des raisons à tout cela.
Troubadours

Between the motion /And the act /Falls the Shadow /For Thine is the Kingdom – T.S. Eliot – The Hollow Men.

Donq

No pondré los pies en Zaragoza. – Don Quijote.

Le temps tope
Tant tope au logis
Non jamais jamais
Je ne mettrai les pieds
À Saragosse
Allez où vous voulez
Aller sans moi aller
Je suis sur le chemin
Entre les apparences
Et la réalité
Entre le rêve et vous
Pieds sur terre
Top Top Top
Je n'irai pas à Saragosse
Homme moderne
Le temps est la
Taupe au logis
Taupe Taupe Taupe
Montre-moi le chemin
De Barcelone
Philosophe

Je n’essaie pas de protéger ma vie après coup par ma philosophie, ce qui est salaud, ni de conformer ma vie à ma philosophie, ce qui est pédantesque, mais vraiment, vie et philo ne font plus qu’un. – J.P. Sartre – Carnets de la drôle de guerre.

Roman

Ce travail repose non pas sur une intrigue ou une chronique, mais sur un argument romanesque.

Âges de l'écrivain

I’m a failed poet. Maybe every novelist wants to write poetry first, finds he can’t, and then tries the short story, which is the most demanding form after poetry. And, failing at that, only then does he take up novel writing. William Faulkner interviewed by Jean Stein.
...à comparer avec les âges de l'écriture selon Ana María Matute : enfance, adolescence, maturité... poesía, narrativa, ensayo...

Paradiso

Plutôt qu'une parodie de la Divine Comédie, ce travail est un relatif du poème de Pound, Cantos. Mais ici, quand le poète (enfant) veut entrer en Enfer, il en est empêché. À la place de l'Histoire, il ne rencontrera que lui-même. Et pour finir, au Paradis il ne trouvera qu'une niche dans l'attente d'assumer son destin de damné.
>>Voir onglet [Histoires]

Temps des Lettres
revue à faire

Nous vivons une époque charnière. Ainsi, les vieux usages en Lettres commencent à battre de l'aile. Hélas, JE suis trop bien informé de ce qui s'est passé et JE n'ai qu'une idée vague de ce qui va s'installer pour que le Temps continue de nous projeter. Notre contemporanéité, c'est d'avoir le cul entre deux chaises. D'où cette sensation de sortir de la littérature sans éprouver l'effort d'entrer dans le texte. À l'image du bon vieux bouquin qui se regarde dans le miroir d'un ebook qui n'en sait pas plus. En tout cas, rien à voir avec la langue, ni le pouvoir, ni l'ordre.

Petit écran
Grand écran

En ce qui concerne mon propre travail, le petit écran n'est rien d'autre que de la littérature proposée à la lecture tandis que le grand écran, c'est de l'art et alors on ne peut plus parler de lecture à propos de ce qui est non pas texte, mais hypertexte, lequel ne se lit pas. Le livre convient à la littérature, comme autant d'épisodes d'une série organisée selon les usages en vigueur. Et sur le grand écran, la construction n'est pas structurée : elle est trop évolutive pour cela, non pas faute d'une définition qui la précède depuis longtemps, mais en l'absence d'un algorithme pour l'instant imaginaire. Ce qui dépassait la littérature classique, c'était la Cour qui la fondait ; ce qui submerge cette nouvelle forme de l'écrit, c'est son devenir. Le monde n'est donc pas absurde comme le veulent les moralistes, mais complexe comme nous le révèlent un peu plus chaque jour les scientifiques et les philosophes de la connaissance. Mais ici, on se nourrit plutôt d'agir, si c'est agir que de s'adonner à un divertissement.

publier...

Quand l'œuvre (le travail) a atteint une certaine dimension, la question de sa publication se pose*. Sa longueur et sa complexité n'empêchent certes pas la publication, mais elle exige du lecteur patience et longueur de temps, ce qu'il n'est pas forcément prêt à accorder. Il faut alors s'adapter à cette situation. Un grand et un petit écran répondent à cette question. Dans le grand écran peut entrer la totalité des écrits pourvu qu'ils soient organisés en hypertexte. Dans le petit écran, un choix de textes est proposé sans souci de composition d'ensemble, mais dans un esprit anthologique. Selon la leçon de Simenon, le texte (roman, poème...) peut ainsi se lire en une soirée, laissant le lecteur libre d'aller au bout de la série et même de se plonger dans l'hypertexte du grand écran si l'aventure le tente finalement.


* ...hélas pas pour tout le monde ! (cri d'éditeur)

Hyperédition

Ce terme désignerait un hypertexte non plus comme « texte » mais comme « livre » de telle façon que l'hyperlivre couvre l'hypertexte comme la couverture d'un livre détermine la mise à l'étalage. Il ne s'agit pas tant d'activer le lien pour lire ce qu'il pointe et ainsi multiplier à l'infini le graphe de la lecture, mais plutôt de tracer ses chemins et même mieux encore se limiter au plus long et au plus court. Le site est ainsi un outil de lecture et le choix du lecteur ne consiste pas à intervenir dans les péripéties du texte, mais à en lire ou bien les objets littéraires tels qu'ils sont donnés par une longue tradition — petit écran — ou à envisager d'y consacrer plus de temps pour au moins en arracher quelques aspects les plus denses à son entendement ou à son goût — grand écran.

...encore que le terme d'édition peut prêter à confusion. En ces temps de vanité mise au service de la paresse, il est toujours un peu pédant celui qui s'efforce de paraître alors qu'on ne lui a rien demandé. Le Make It Yourself a tendance à devenir la règle Number One des apparitions publiques envisagées par le créatif qui, à défaut de création, s'en tient plutôt aux souffles courts de son vampirisme.

Je veux croire qu'il n'en est rien en ce qui me concerne et que, sous couvert d'un passe-temps expansif sans solution d'énergie autre que celle qu'il me coûte, tout ceci, à défaut de sens, n'en est pas moins entendu.

...projet

Roman La « fonction poétique » aura marqué mon adolescence... Ça aurait pu être la boxe, l'aéronautique, les mathématiques, etc. Ce fut la littérature. Je n'ai pas beaucoup évolué depuis. Je me suis tenu à l'écart de toute « littéralité » (Gaddis) et des objets destinés à fasciner ou à séduire. Cette rivière Noire, comme sans doute ma télévision à venir, est un environnement ponctué ou borné du signe X qui n'a pas de sens ni d'intérêt en lui-même, mais qui en donne un, sans doute très complexe puisque je ne puis l'exprimer facilement, à l'endroit où il agit : ici, l'Andalousie, terre engloutie.

Hypertextualité C'est cette page que je projette de développer dans le sens d'un wiki ou de tout autre principe interactif ou pourquoi pas translittéraire... Ce serait la version hypertextuelle de l'ensemble des 16 livres formant La rivière noire. E-livres ou livres-papier, ils demeurent des livres dans le sens traditionnel du terme — volumen ou codex. Mais ici, le projet confronte ma connaissance du livre avec ce que la pensée moderne projette dans l'avenir de la lecture. Au mieux, cela ressemblera de moins en moins à un livre (électronique ou papier) et de plus en plus à une pensée créative en mouvement, sans jamais atteindre la forme recherchée (évidemment, puisque j'écris dans le web qui n'est pas conçu pour l'hypertextualité, un peu plus que la libraire tout de même).

Ceci est un roman de quelques milliers de pages. Il se déroule entre ces deux scènes de la vie ordinaire ou plutôt, toute l'écriture a consisté à aller de l'une à l'autre en tâchant de ne rien oublier, tant sur le plan des faits, qui ont leur importance, que sur celui des modalités littéraires qui demeurent le fait de l'écrivain.

Aliène du temps
Histoire de l'œuvre en soi
(Littérature)

Reconstitution de l'œuvre romanesque de Carabas sous la houlette de Carabin, son mentor psychiatrique. L'ensemble prend le chemin de la conversation qui met en scène ces deux êtres doués d'une pratique différente, mais qui se rejoignent de loin en loin sur le terrain d'une littérature affine.

Dans La rivière Noire

Carabin Carabas - Conversation du malade avec son médecin, en l'occurence Carabas et Carabin. Carabas construit un monde littéraire qui fait parts égales à l'imagination comme à la réalité. Carabin devient petit à petit le personnage de cette vaste comédie qui dépasse l'humain pour tenter de mesurer le monde et de se mesurer avec lui.

Rendez-vous des fées - Extension d'une partie de Carabin Carabas. Ce rendez-vous est celui du XIXe siècle qui contient les germes du siècle suivant considéré (par Carabas) comme une maladie.

Coq à l'âne Cocaïne - Autre extension de Carabin Carabas : Un peintre revient chez lui après une longue absence pour régler la vente du château familial. Il arrive avant son épouse et ses deux filles. Le passé intervient pour troubler ce qui aurait pu être une fête. Il est vrai que le couple est en instance de séparation.

Les baigneurs de Cézanne - Plus tard, une femme s'isole hors saison dans une station balnéaire. Le passé qui revient concerne essentiellement les activités terroristes de son compagnon. Voyages et rencontres ont alimenté cette existence particulièrement riche et troublante maintenant que tout s'achève.

Tractatus ologicus
Histoire comique de la famille
(Sperme)

Ce « traité » est une enquête policière menée par Frank Chercos. La trinité ici représentée n'est autre que celle constituée par la mère, le père et le fils, où l'on voit que c'est la mère qui tient lieu de « saint-esprit », le fameux paraclet.

Dans La rivière Noire

Anaïs K. - une mère : Une enquête de l'inspecteur Frank Chercos. Le Monde s'infantilise et l'Homme perd toute référence à la nature. Du coup, tout devient possible. C'est un voyage dans l'interstice étroit qui sépare le monde réel de l'imaginaire. Frank Chercos, en ne voulant pas perdre de vue l'un et l'autre, ramone dur dans cette matrice toute littéraire et fantasmatique. Ce roman symbolise la mère, celle de Frank en l'occurence, en plein combat contre le père.

Cicada's fictions - un fils : Cette fois, c'est l'enfance qui est donnée en voyage. Ou plutôt ce qu'il en reste : sa mémoire. Tour à tour future, remémorée, active, oubliée, fascinée, déplacée, la mémoire prend la place du fils devenu Frank Chercos. C'est que le fils est une fiction du père...

Gor Ur - un père : L'enquête devient une aventure. Frank Chercos retrouve son « papa » qui est pilote de vaisseau spatial. La langue prend le dessus et explore à tout crin un monde compliqué par la place que prend le divertissement dans l'emploi du temps des contemporains, au travail comme au repos.

Dans L'Amérique

Voyage en France - un pays : ...

Poésie

...Ce premier tome (alba serena) ne constitue en rien un projet, d’autant que nombre de cantos ont été détruits ou n’ont même pas été écrits. Mais l’ensemble tend tout entier vers le tableau à dresser avec les moyens d’une écriture autrement agencée que celle des choses qu’on se dit pour s’enrichir mutuellement. C’est qu’il s’agit d’emblée de distinguer le chant de la musique et l’idée de son application. Il faut alors observer et provoquer en même temps, sans le calcul des jalousies, ni les sommaires de la beauté ou de ses contraires, laissant au langage des priorités que la langue ne connaît pas tant elle est partagée. Le doute dont il est question ici ne concerne que la proie, sa nature véritable et surtout son nom.

...La poésie serait ce chant intermédiaire, ni léger, ni savant, mais riche. Pas familier, ni docte, mais grand. Entre la trivialité des romans et la profondeur d’un savoir hérité du mystère. Le plan médiant qui coupe la voie tracée entre l’enfance et la mort. Espèce de maturité qui ressemble le mieux possible à l’existence. Comme si le temps n’était qu’un produit de l’imagination en mal d’explications plus claires et surtout plus convaincantes. Un regard chantant sur les récits qui favorisent l’enfant aux prises avec sa mort et sur les idées qui faussent l’approche de la fin par la complexité des phénomènes mis en jeu. Ni vers, ni prose. Pas de langue. Pas de pays. Entre pas grand-chose et rien, ce qui reste.

...La musique connaît la fréquence, le rythme et le thème. Le récit s’enrichit encore de personnages, de lieux, de faits et quelquefois d’écriture. On a pensé justement que la poésie retrouve la vie dans la lumière, le son et les idées, le tout formant des traces de sens vouant à l’impuissance ce qui prétend quotidiennement en avoir. Ici, cela se traduit par le mouvement des corps, le bruit des conversations et l’impact des modèles conçus pour comprendre le monde. D’où la chanson, le cinéma et le théâtre qui complètent un peu ce qui manque à la terre, à fleur d’une poésie qui s’extrait de la narration et ne pratique toujours pas le chant profond des cérémonies. Entre une terre de conquête et un pays de rencontres. Entre les faits et les choses, entre la domesticité et la connaissance. Contre le temps et la publicité.

Désir. ACTOR// Commentaires du travail scripturaire, sous forme d'essais, mais aussi de page hypertextuelle. Confinent à une herméneutique conçue comme une recherche des sources de l'inspiration. Ersatz du poème initial qui n'a jamais été écrit.

Festin. L'HÉMÉRON// Catalogue du travail scripturaire, ensemble de chants et de récits formant roman. En constante évolution. Travail spatial, aliène du (étranger au) temps, sur le comportement de la matière littéraire soumise aux contraintes et aux déformations inhérentes à l'interprétation de l'écrit (rhéologie).

Librairie. En somme, les textes eux-mêmes... Peu de chose, au fond : deux œuvres de jeunesse, trois poèmes, huit romans, un recueil de nouvelles et un essai. Pris comme ça, on est loin du travail des jours (l'héméron) et de la connaissance de la douleur (Actor). Une bibliographie ? Mais je n'en ai pas et n'en désire pas.

S'il suffit de trois dimensions pour créer un espace, que ce soit celui-là et pas un autre ! La superposition du désir à un festin dont il est question plus bas est traversée, somme toute, d'une vieille tradition qui aménage le texte selon trois temps qui en effet ne peuvent être deux, sinon il en manquerait un. Quatre n'ajoutant rien à l'ensemble. Constatons seulement que la tradition française prétend se passer de ce troisième niveau, qui est celui des choses complexes. Elle préfère le familier et le classique, s'en tenant à cette espèce de dualité qui convient à son inachèvement aujourd'hui durement vécu dans le contexte mondialisé. Je m'en suis tenu à la leçon du Sud et, consentant en effet à descendre dans la rue pour y frotter ma science, j'ai comme l'intuition qu'il est encore possible d'aller plus loin. Mais entre ce chant mineur, ou familier, et cet autre qui s'annonce toujours plus complexe, il m'a semblé que c'est la poésie qui s'insère ou s'immisce. Le caca.

ACTOR

Il n’y a rien d’autre à faire, pour commencer, que de s’expliquer du mieux qu’on peut. Ainsi, la matière initiale est soumise à des contraintes venant de l’extérieur comme de l’intérieur. Qu’il y ait des lois à cela n’est pas impossible. Est-il toujours assez tard pour s’en inquiéter ? Les premiers personnages sont nés dans des récits de lecture.

Consulter [ACTOR] dans la RALM... C'est peut-être par-là qu'il faut commencer. Ça m'a beaucoup aidé, en tous cas...

© 2017 patrick cintas
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Questions d'instances du texte - Scories
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aux convaincus, aux sceptiques, aux salauds, aux pédants
et à tous ceux qui ne pensent pas littérature
ou, quand ils y pensent, n'agitent que la langue nationale,
celle qu'on tire tous ensemble.